La compassion

4 conseils à adopter pour se traiter avec plus de compassion

Faire preuve de bienveillance ou de compassion envers soi-même n’est pas si facile. Découvrez comme t développer cette compétence.

La compassion n’est pas intuitive, et c’est une compétence extrêmement difficile à acquérir. À première vue, elle peut sembler facile à exprimer, mais la plupart des gens se montrent plus critiques et plus vertueux qu’ils ne le pensent. Dans une étude en ligne menée par la Harvard University Graduate School (publiée en décembre 2021), les chercheurs ont constaté que les Américains apprécient la bienveillance, mais qu’ils ne semblent pas se préoccuper beaucoup des personnes qui diffèrent d’eux en termes de race, d’ethnie ou de religion, et que beaucoup ont du mal à faire preuve de compassion envers ceux qu’ils estiment avoir commis des erreurs.

Les préjugés interfèrent avec notre capacité à faire preuve de compassion. De nombreuses familles transmettent des récits critiques sur le « bien » et le « mal », ainsi que sur le « bon » et le « mauvais ». Ces idées nous poussent à considérer nos erreurs avec sévérité. Mais nous sommes des humains, pas des robots, et des erreurs se produisent inévitablement. Si nous faisons preuve de compassion, nous pouvons considérer nos faux pas comme des leçons que nous pouvons apprendre et dont nous pouvons nous remettre au lieu de ressentir de la honte et des regrets.

La compassion : ça commence par vous

Plus vous jugez sévèrement vos propres actions, plus vous jugerez sévèrement les autres. Et moins vous vous montrez compatissant à la suite de certaines actions, moins vous montrerez de compassion aux autres pour des actions similaires. L’être humain réagit mieux aux encouragements, qui réduisent l’anxiété. L’anxiété interfère avec notre capacité à être efficace, en doublant nos sentiments inhérents de doute de soi.

Plus vous serez compatissant envers vous-même, plus vous aurez confiance en vous. Voici quatre conseils qui peuvent vous aider à faire preuve de plus de compassion envers vous-même :

Parlez à vous-même comme vous le feriez avec un enfant.

Remarquez quand vous vous parlez sur un ton critique, en utilisant des déclarations telles que « Tu es si stupide » ou « Pourquoi es-tu si bête ? ». Demandez-vous si vous voudriez parler à votre moi de 5 ans de cette façon. Demandez-vous si votre moi de 5 ans se serait senti encouragé ou vaincu si on lui avait parlé de cette façon. Demandez-vous s’il n’y a pas une façon plus gentille de vous parler à vous-même. Essayez-la ensuite.

Utilisez les déclarations « Vous » et « Je ».

Sur une feuille de papier, tracez une ligne au milieu. D’un côté, écrivez des affirmations critiques du type « Tu » comme si quelqu’un d’autre les disait (par exemple, « Tu es paresseux » ou « Tu es désordonné »). Sur le côté droit, écrivez des déclarations compatissantes du type « Je ». Par exemple, « Je ne suis pas paresseux. Je me donne la permission de me détendre parfois pour refaire le plein d’énergie. » Ou bien, vous pouvez dire : « Je ne suis peut-être pas la personne la plus ordonnée, mais il y a une différence entre désordonné et impur, et je ne suis pas impur ».

L’estime de soi commence par la compassion

Soyez votre meilleur coach.

Être votre meilleur coach signifie vous parler à vous-même d’une manière encourageante et favorable, à l’instar des entraîneurs compatissants qui communiquent avec leurs joueurs. Cela ne veut pas dire d’une manière pollyannaise. Ne pas être négatif ne signifie pas être trop positif. Il s’agit simplement de vous mettre au défi d’équilibrer votre pensée.

Lorsque vous utilisez des monologues intérieurs critiques, vous êtes un mauvais coach de vie. Ces pensées ne sont pas un indicateur précis de la façon dont vous vous en sortiriez sans elles. Elles essaient de vous persuader qu’il est impossible de « rester sur la bonne voie » sans elles. Or, vous n’avez pas besoin d’eux. En vous parlant avec compassion, vous vous rendrez compte que vous pouvez être la meilleure version de vous-même sans qu’un coach zélé ne vous réprimande.

Soyez un bon ami pour vous-même.

Lorsqu’un ami ou un membre de votre famille traverse une période difficile ou s’est engagé dans une voie qui n’a pas donné les résultats escomptés, comment lui parleriez-vous ? Je vous recommande de réfléchir au ton que vous employez lorsque vous parlez à vos amis et à votre famille. Employez le même esprit, le même soutien, les mêmes encouragements, la même gentillesse et la même générosité dans votre façon de communiquer avec vous-même. Ils apprécieront de voir que vous vous parlez avec gentillesse, et vous vous sentirez mieux dans votre peau.

La vie est pleine de dos d’âne. La façon dont nous réagissons lorsque nous les rencontrons a beaucoup à voir avec la confiance en soi, l’efficacité personnelle, le sentiment d’estime de soi et l’aimabilité inhérente dont nous disposons pour relever le prochain défi. Faire preuve de compassion envers soi-même renforce ces qualités, ce qui peut nous rapprocher de la satisfaction durable.

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